LE BACCALAURÉAT, PREMIER LABORATOIRE DE LA “RÉSURRECTION IMPÉRIALE”: COMMENT LES MANUELS SCOLAIRES SOUS LE RÉGIME FRANQUISTE ABORDAIENT L’INDÉPENDANCE MEXICAINE.(1940-1950)
DOI :
https://doi.org/10.35830/treh.vi79.1746Mots-clés :
Baccalauréat franquiste, Manuels scolaires, Identité nationale, État-nation, Empire et ÉmancipationRésumé
Dans les cercles les plus restreints du pouvoir de la dictature franquiste, on était
conscient que les armes ne suffisaient pas pour éliminer complètement l’héritage de
la Seconde République. Dans ce contexte, les idéologues du régime ont considéré
que le seul moyen d’effacer la culture républicaine de la mémoire collective et
d’entamer le processus idéologique de restauration de l’empire et de la culture
hispanique était de transférer la guerre sur un nouveau terrain : l’éducation. Sur ce
champ de bataille, les manuels d’histoire du baccalauréat franquiste sont devenus
les outils parfaits pour enraciner dans l’imaginaire des élèves espagnols le projet de
nation et d’identité nationale que le régime franquiste cherchait à perpétuer. Cette
réécriture visait précisément à aboutir à la création d’un “homme nouveau” chargé
de construire la “Nouvelle Espagne”. Pour cet article, nous avons réalisé une analyse
historique et historiographique de la manière dont les manuels scolaires franquistes
ont interprété et justifié la perte de l’empire américain, en portant une attention
particulière au processus insurrectionnel mexicain.